Les différents modèles en gestion des connaissances permettent de visualiser comment il est possible de favoriser la réutilisation des savoirs existants et de stimuler l’innovation, lorsque nécessaire.

Ceux-ci reposent sur différentes actions applicables aux connaissances (identifier, utiliser, évaluer, acquérir, partager, développer, transférer, intégrer, protéger, etc.)

Pour le site qui est lié de près au projet Transfert intergénérationnel des connaissances du CEFRIO, nous vous proposons un modèle en quatre étapes (identifier, organiser, créer et transférer) qui permet d’anticiper et de bien gérer les situations, où il y a un risque important de perte d’expertise.

Chacun des onglets du tableau ci-dessous vous amènera à mieux comprendre les objectifs de chacune de ces étapes et des stratégies qui y sont associées.

Le savoir présent dans une organisation est éminemment complexe et multiforme, d’une variété et d’une richesse inouïe. Pourtant, nombreuses sont les entreprises qui, incapables de dresser la carte des connaissances qu’elles abritent, se demandent: «Savons-nous ce que nous savons »?

Le point de départ d’une démarche de gestion des connaissances devrait donc être de posséder une bonne vue d’ensemble des connaissances utiles à l’organisation et de qui en fait usage.

Les stratégies d’identification permettent notamment de mieux comprendre comment les différentes connaissances sont structurées, à qui elles appartiennent et quels en sont les aspects critiques (utiles dans l’avenir) pour les activités de l’organisation. Elles permettent également de détecter les risques liés à une perte d’expertise causée, par exemple, par le départ d’un employé.

L’exercice est aussi l’occasion de débuter une réflexion sur les lacunes (en terme de connaissance) qui existent en fonction des objectifs de l’organisation.

Les stratégies de gestion des connaissances liées à l’organisation ont pour but de créer des outils vers lesquels il est possible d’expliciter les connaissances de l’organisation de façon méthodique. Elles peuvent ainsi valider les façons de faire mises de l’avant lors de l’identification ou proposer des approches plus rigoureuses pour modéliser un ensemble de connaissances.

Une fois mises en place, ces stratégies sont très efficaces pour rendre les savoirs existants accessibles à tous les travailleurs concernés et servent de canevas pour ceux qui contribueront à enrichir le savoir de l’organisation.

Comme elles jouent un rôle de support important pour les activités de création et de transfert, il est important de bien planifier la forme que devront prendre les contributions ainsi que les métadonnées à utiliser pour la recherche.

Les activités de création identifiées reposent en grande partie sur la collaboration et la mise en commun d’expertises variées avec en tête l’objectif de résoudre des problèmes complexes.

Elles font appel à la capacité des invités à co-construire une solution adaptée à la problématique qui leur est soumise. La diversité des points de vue permet de stimuler la créativité du groupe et mène à des solutions envers lesquelles les participants se sentent engagés.
Il est recommandé de nommer un animateur pour faciliter les échanges et s’assurer de l’intégration des nouvelles connaissances à la mémoire organisationnelle.

Dans bien des cas, les interactions qui ont lieux dépassent les limites du problème à l’étude et amène les participants à prendre conscience du savoir de leurs collègues et des solutions qui existent déjà ailleurs dans l’organisation.

Le transfert repose sur diverse stratégies permettant aux détenteurs de connaissances pertinentes d’en faire bénéficier les autres membres de l’organisation qui sont, eux-aussi, concernés par ces savoirs.

L’expérience d’un projet et/ou d’une série d’événements particuliers occupent une place centrale dans les activités de transfert de connaissances. On voudra se remémorer cette expérience pour en tirer des apprentissages, la simuler pour permettre à d’autres de faire face à la situation ou encore la raconter pour mettre en évidence des comportements et des éléments clés.

Les stratégies de transfert des connaissances sont à privilégier pour anticiper les départs à la retraite, pour former les nouveaux employés et pour partager les meilleures pratiques au sein de l’organisation.